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Le leadership pour prendre la parole en pleine confiance
Le non-verbal : un sujet qui crispe
C’est un classique des formations à la prise de parole : « Que faire de ses mains ? », « Comment se tenir ? », « Et si mon corps me trahit ? ».
Beaucoup d’oratrices et d’orateurs ont le sentiment que leur posture ou leur gestuelle en dit trop sur eux. Qu’ils révèlent malgré eux qu’ils sont stressés, gênés ou peu sûrs d’eux.
La conséquence ? On cherche à « maîtriser » son non-verbal, à corriger chaque geste… et on finit par se figer.
Pourquoi faire semblant ne fonctionne pas
Un conseil revient souvent : adopter une posture ouverte, éviter les bras croisés, regarder la salle… Mais tout cela ne fonctionne que si c’est sincère.
Vous ne pouvez pas empêcher le public d’interpréter vos gestes. Mais vous pouvez décider de ne plus faire semblant, et de travailler à rendre votre gestuelle sincère et engagée.
Le bon réflexe : foutre la paix à son non-verbal
En formation leadership, on donne souvent ce conseil simple : foutez la paix à votre non-verbal.
Et pour comprendre comment faire, un outil est très utile : le triangle émotion – pensée – comportement, issu des thérapies cognitives et comportementales.
Il montre que ces trois éléments s’influencent en permanence. Si vos pensées sont claires et vos intentions précises, votre comportement – dont votre gestuelle – s’alignera naturellement.
L’exemple du tournage
Quand je tourne ces vidéos, je passe des heures à travailler dans ce triangle.
Au début, tout est fluide : je suis concentré sur mon message, ma pensée est claire, ma gestuelle accompagne naturellement mon propos.
Mais plus le tournage avance, plus la fatigue s’installe. Je pense moins à vous et plus à finir.
Et ça se voit : gestes plus secs, voix plus forte, débit plus rapide.
C’est là que je comprends qu’il est temps de faire une pause, de revenir à mes intentions pour laisser à nouveau mon corps s’exprimer librement.
Créer une posture de secours… temporairement
Quand on débute, il est difficile de se laisser aller totalement.
On est pollué par des pensées parasites : peur du trou, du jugement, de la perte de contrôle.
Dans ce cas, il est tout à fait pertinent de se créer une posture sécurisante. Un point d’ancrage physique dans lequel vous vous sentez stable, le temps de vous recentrer sur votre message.
Et avec l’expérience, vous n’en aurez plus besoin. Votre non-verbal se libérera, sans que vous ayez besoin d’y penser.
En conclusion
Vous avez désormais toutes les bases pour laisser votre communication non verbale s’exprimer librement.
Cessez de vouloir tout contrôler : plus votre pensée est claire, plus votre corps saura naturellement l’accompagner.
