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Le pire conseil ? Utiliser le silence pour donner de l’importance

Le silence est souvent présenté comme une technique indispensable pour mieux parler en public. Dans cette vidéo, Sébastien Bernard revient sur ce faux bon conseil et explique pourquoi le vrai enjeu est ailleurs.

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Pourquoi “mettre des silences” n’est pas le vrai sujet en prise de parole

Aujourd’hui, nous allons aborder un conseil que beaucoup de personnes reçoivent lorsqu’elles cherchent à avoir plus d’impact à l’oral : “Il faut utiliser les silences.”

On entend souvent que les silences permettent de donner plus d’importance à ce que l’on dit.

Et c’est vrai que lorsque l’on pense à de grands orateurs ou à des prises de parole marquantes, on remarque souvent leur capacité à marquer des pauses.

Mais attention à une confusion fréquente.

Le silence n’est pas la cause de leur impact. C’est le résultat de quelque chose de beaucoup plus profond.

Les grands orateurs ne “placent” pas leurs silences

Quand une oratrice ou un orateur laisse un silence, ce n’est pas parce qu’il applique mécaniquement une technique.

Ces silences sont souvent le résultat de leur concentration.

Ils sont concentrés :

  • Sur ce qu’ils sont en train de dire,
  • Sur ce qu’ils vont dire ensuite,
  • Et surtout sur ce que cela provoque chez leur auditoire.

Cette concentration est elle-même liée à leur intention.

Ils savent :

  • Pourquoi ils prennent la parole,
  • Ce qu’ils veulent provoquer,
  • Et ce qu’ils cherchent à changer chez leur public.

Quand on parle des silences, il faut donc éviter de confondre la cause et l’effet.

Ce n’est pas parce qu’ils mettent des silences que leur discours paraît important.

C’est parce que ce qu’ils disent est important pour eux qu’ils laissent naturellement de la place à ces silences.

Le vrai problème : le trac

La plupart du temps, si vous parlez trop vite ou si vous n’utilisez pas de silences, ce n’est pas volontaire.

C’est souvent une conséquence directe du trac. Quand le stress apparaît, la concentration se brouille.

Au lieu d’être focalisé sur :

  • Son message,
  • Son intention,
  • Ou les réactions de son auditoire,

On commence à penser à autre chose :

  • Sa voix,
  • Son débit,
  • Un éventuel trou de mémoire,
  • Ou la peur de bafouiller.

Et parce que cette concentration disparaît, on commence naturellement à accélérer.

Quand vous êtes déterminé, vous ne pensez plus à votre technique 

Pensez à un moment où vous vous êtes senti particulièrement déterminé en parlant.

Par exemple :

  • Face à vos enfants,
  • Face à votre patron,
  • Ou dans une situation importante pour vous.

Qu’est-ce qui caractérise ce moment ?

D’abord, vous êtes clair sur votre objectif. Vous savez pourquoi vous prenez la parole.

Ensuite, pendant que vous parlez, vous êtes totalement concentré :

  • Sur ce que vous dites,
  • Sur ce que vous allez dire,
  • Et sur la réaction de votre interlocuteur.

Résultat : vous ne pensez plus du tout à votre technique oratoire.

Et pourtant, vous utilisez naturellement du rythme, des silences et des variations dans votre manière de parler.

La routine Pleine Confiance® pour retrouver de l’impact à l’oral

Dans la méthode Pleine Confiance®, cette problématique est travaillée à travers une routine en trois temps.

  1. Préparation : clarifier son intention

La première étape consiste à être clair sur son objectif.

Pourquoi prenez-vous la parole ? Qu’est-ce que vous cherchez à provoquer ?

Votre message doit être construit pour servir cette intention.

  1. Entraînement : dire son message à voix haute

Dès que vous avez un premier brouillon, entraînez-vous à le dire.

Le jour J, le public ne va pas lire vos notes. Il va vous écouter défendre une idée.

C’est pour cela qu’il est important de s’entraîner à parler réellement de son sujet.

  1. Répétition : se rapprocher des conditions réelles

La dernière étape consiste à répéter dans des conditions proches du réel.

Micro. Slides. Télécommande.

L’objectif est de ressentir le trac avant le jour J afin d’apprendre à l’accueillir.

Les silences sont le résultat d’une vraie relation avec le public

Quand on observe les grands orateurs, on remarque une chose essentielle : ils ne sont pas en train de compter les secondes entre leurs phrases.

Ils sont concentrés sur la relation avec leur auditoire.

Ils attendent une réaction. Ils observent leur public. Ils s’adaptent en permanence.

C’est cette relation qui crée leur impact.

Conclusion : le silence n’est pas une technique magique !

La prochaine fois que quelqu’un vous conseillera de “mettre plus de silences”, gardez une chose en tête :

Le silence n’est pas le point de départ.

Le vrai travail consiste à :

  • Mieux préparer sa prise de parole,
  • Mieux s’entraîner,
  • Mieux répéter,
  • Et rester concentré sur son intention malgré le trac.

C’est cette concentration qui permet ensuite de retrouver naturellement du rythme, des silences, et plus d’impact à l’oral.

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