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Le storytelling pour réussir vos présentations
Le leadership pour prendre la parole en pleine confiance
Quelques conseils supplémentaires pour progresser à l’oral:
Le piège derrière la “question piège”
On a tous connu ce moment inconfortable où une question posée en public nous déstabilise. Certains recommandent de répondre… par une question. Cela permet de gagner du temps, de reprendre le contrôle.
Mais attention : cette astuce ne fonctionne que sur ceux qui ne la connaissent pas. Si votre interlocuteur est préparé, il risque fort de vous coincer. La vraie solution se situe ailleurs.
Deux préalables indispensables
Avant de chercher des “techniques” pour répondre, deux principes simples sont à retenir :
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Évitez les techniques qui ne fonctionnent que sur ceux qui les ignorent. Ce genre de réflexe s’apparente à de la manipulation et ne fait que créer de la méfiance.
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Ne partez pas du principe qu’il existe des questions pièges. Il n’y a que des questions, parfois mal formulées ou mal perçues. Plus vous projetez des intentions négatives sur ceux qui vous interrogent, plus vous risquez de tomber dans une posture défensive ou agressive.
Faites confiance à ceux qui vous posent des questions, même quand ça vous dérange.
Le bon réflexe : répondre à l’intention
Ceux qui savent répondre en toute circonstance font en réalité plus que répondre à une question. Ils répondent à l’intention qui se cache derrière.
Derrière chaque question, il y a une motivation, un enjeu. Pour y répondre efficacement, commencez par identifier ces enjeux.
Prenons un exemple concret : une même phrase, deux intentions possibles : “C’est vrai ça, t’es dans le storytelling. Chouette !”
Même formulation, deux tons différents. Deux intentions. Donc deux réponses.
Adapter sa réponse en formulant les bons enjeux
Dans le premier cas, la personne est probablement curieuse ou enthousiaste.
Une réponse adaptée pourrait être : “C’est vrai que c’est un chouette métier. Tous les jours, je rencontre des gens passionnants qui ont de beaux projets et qui ont compris que pour les défendre, il faut apprendre à les présenter efficacement.”
Vous avez ouvert la voie pour parler de votre méthode, de votre entreprise, de vos formations.
Dans le second cas, l’intention est peut-être ironique ou méfiante.
Une réponse possible pourrait être : « C’est vrai que le storytelling est parfois utilisé à mauvais escient, et il peut faire peur. Mais je connais plein de gens sincères qui s’interdisent des outils puissants simplement parce qu’ils craignent d’être perçus comme manipulateurs.”
Là encore, vous ouvrez la discussion sur votre méthode, mais en reconnaissant d’abord la légitimité du doute.
Et si l’intention n’est pas claire ?
Parfois, on ne comprend pas bien la question, ou on ne connaît pas la personne.
Dans ce cas, rien ne vous empêche de demander : “Pourquoi tu me poses cette question ? Le sujet t’intéresse ou tu es plutôt méfiant vis-à-vis de cette approche ?”
Cela vous permettra de mieux cerner les enjeux et de répondre plus efficacement.
En conclusion
Répondre à une question, ce n’est pas prouver que l’on sait. C’est reconnaître les enjeux de l’autre pour mieux faire entendre ses idées.
