Centre de préparation Pleine Confiance

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Comment faire quand on n’est pas à l’aise à l’oral ?

Comment être à l’aise à l’oral malgré le trac ? Découvrez 3 étapes pour mieux vous préparer et prendre la parole avec plus de confiance et d’impact.

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Le storytelling pour réussir vos présentations(opens in new tab)

Il y a quelques années, j’étais invité à donner un cours sur le pitch dans le cadre du programme d’une grande école de commerce française.

J’y allais plutôt tranquillement. C’était un contenu que j’avais l’habitude de présenter.

Mais au moment où j’arrive dans l’école, je suis accueilli par le directeur du programme qui me dit : « Sébastien, je préfère te prévenir tout de suite. Intervenir devant des étudiants d’école de commerce, ce n’est pas facile. Déjà, tu vas voir, ils sont tous connectés à Internet. Tu vas en avoir certains qui regardent le dernier épisode de leur série préférée. Et surtout, leur petit jeu, c’est de vérifier ce que tu dis sur Internet pour essayer de te piéger avec des questions un peu vicieuses. Donc… bon courage ! ».

Sur ce, il ouvre la porte et je me retrouve dans un amphithéâtre devant une cinquantaine d’étudiants.

Je ne sais pas où vous en êtes dans votre maîtrise de la prise de parole en public, mais pour beaucoup d’entre nous, parler devant un public reste un exercice avec lequel on n’est pas toujours très à l’aise.

Et indépendamment de votre expérience, vous pouvez toujours, comme cela m’est arrivé ce jour-là, vous retrouver dans des circonstances particulièrement perturbantes.

C’est là qu’il faut savoir s’adapter.

Le sujet de cette vidéo n’est donc pas de savoir comment ne plus jamais se sentir perturbé à l’oral, mais plutôt : comment faire, même quand on se sent perturbé ?

Pourquoi est-il si difficile de se sentir à l’aise à l’oral ?

Une des grandes raisons qui expliquent notre inconfort à l’oral tient précisément à la situation dans laquelle nous nous plaçons.

En nous levant pour parler devant des gens assis qui nous écoutent, nous nous exposons. Nous nous révélons. Nous nous exposons au regard et au jugement des autres.

Or, notre cerveau fait très attention à notre image sociale.

Il serait dangereux de nous ridiculiser devant les autres et, en nous ridiculisant, de perdre la place que nous avons mis si longtemps à gagner au sein du groupe.

Voilà pourquoi, chaque fois que notre image sociale semble en danger, le trac fait partie de l’équation.

Et lorsque le trac s’active, il perturbe notre présence et notre concentration.

À partir du moment où vous êtes perturbé, vous risquez de perdre en impact sur votre public. Et c’est précisément parce que vous avez le sentiment de perdre en impact que vous vous sentez attaqué au niveau de votre image sociale.

Cela génère encore davantage de trac et accélère le cercle vicieux.

Ajoutez à cela une situation particulièrement stressante, perturbante ou simplement imprévue, et vous ne faites qu’accélérer la machine.

Il est donc légitime de chercher à masquer le fait que l’on est perturbé. Mais pas au détriment de la raison pour laquelle on prend la parole : défendre un projet qui nous tient à cœur.

La méthode de Pleine Confiance® pour prendre la parole efficacement

C’est exactement pour cette raison que nous avons créé avec Bruno Clément la méthode de Pleine Confiance®(opens in new tab).

Un cadre méthodologique complet qui permet de travailler trois dimensions.

D’abord, la narration (opens in new tab)de votre idée. Car lorsque vous parlez, les gens n’évaluent pas directement votre projet : ils évaluent ce que vous êtes en train d’en dire.

Ensuite, la relation(opens in new tab). Vous devez pouvoir vous adapter à votre auditoire : parler à des gens qui vous connaissent, à des personnes qui savent déjà de quoi vous parlez, voire à des personnes avec lesquelles cela s’est mal passé la dernière fois.

Enfin, les émotions(opens in new tab) : les vôtres, qui ne sont pas toujours faciles à gérer, mais aussi celles que vous allez faire vivre à votre auditoire. Car on n’annonce pas toujours de bonnes nouvelles.

Dans le cadre de la méthode de Pleine Confiance®, il existe trois phases avant toute prise de parole en public :

  1. La préparation
  2. L’entraînement
  3. La répétition

Ce sont ces trois phases qui vont nous permettre de répondre à notre question : comment faire quand on n’est pas à l’aise à l’oral ?

  1. La préparation : ne vous trompez pas d’objectif

Je vous souhaite un jour d’avoir le sentiment d’être parfaitement à l’aise à l’oral.

En attendant, la meilleure chose à faire est de trouver le moyen de vous préparer pour ne pas accentuer votre sentiment de malaise.

Pour cela, un conseil essentiel : ne vous trompez pas d’objectif.(opens in new tab)

Dans le cadre de la méthode de Pleine Confiance®, si vous vous préparez à parler, c’est parce que vous avez une idée à défendre : une offre, un projet, une stratégie, une proposition…

Votre objectif est de faire adhérer votre auditoire à cette idée.

Pourtant, toutes les inquiétudes que nous projetons sur notre image sociale peuvent nous conduire à nous fixer un autre objectif, beaucoup moins pertinent : « J’aimerais que les gens me trouvent bon à l’oral. ».

C’est exactement ce qu’une femme nous a demandé il y a quelques mois.

Notre travail a consisté à lui expliquer que cela ne pouvait pas être son objectif. Son métier n’est pas d’être bonne à l’oral. Son métier est de faire avancer son projet. Et pour faire avancer son projet, elle a besoin de parfaitement le présenter.

C’est parce qu’elle le présente efficacement et qu’elle obtient l’adhésion qu’à terme, on lui renverra l’image de quelqu’un de performant à l’oral.

Être perçu comme bon à l’oral peut être une conséquence. Cela ne peut pas être l’objectif.

  1. L’entraînement : être capable de parler quelles que soient les circonstances

Lorsque j’apprenais mon métier de metteur en scène de théâtre, l’un de mes mentors avait l’habitude, pendant la préparation d’un spectacle, de réunir tous les acteurs pour leur expliquer quelque chose d’essentiel :

On ne répète pas pour être bon.

D’abord parce qu’il les avait précisément sélectionnés parce qu’ils étaient de bons acteurs.

En revanche, il leur expliquait que l’on répétait pour être capable de jouer, quelles que soient les circonstances.

  • Vous êtes fatigué ? Le spectacle commence quand même.
  • Vous vous êtes fâché avec votre partenaire ? Vous devez jouer quand même.
  • Une erreur fait que seule la moitié du décor a été livrée ? Vous devez pouvoir jouer quand même.

C’est pour cela que l’on répète si longtemps au théâtre.

Pas simplement pour être bon, mais pour être capable de jouer quelles que soient les circonstances.

C’est exactement ce qui a inspiré le programme d’entraînement que nous avons placé au cœur de la méthode de Pleine Confiance® : le minimum de présence garanti.

L’objectif est de travailler le minimum de ce que vous devez être capable d’exprimer en toutes circonstances pour défendre vos idées, quoi qu’il arrive.

Une présence solide, disponible et habitée.

Une fois que vous disposez d’une préparation minimum, il est essentiel de vous exercer à dire ce que vous avez préparé.

Car le jour J, les personnes qui vous écoutent ne vont pas évaluer ce que vous avez écrit. Elles vont évaluer ce que vous en dites.

C’est également pendant cette phase d’entraînement que vous allez trouver des formulations plus efficaces.

L’entraînement permet de faire en sorte que, le jour J, vous ne délivriez pas simplement des mots : vous délivrez des idées, avec les meilleures formulations possibles.

  1. La répétition : se rapprocher des conditions réelles

Lorsque vous avez l’habitude d’une présentation et que vous n’en avez modifié qu’une toute petite partie, vous entraîner uniquement sur cette nouveauté peut suffire.

Mais chaque fois que vous délivrez un nouveau contenu, que vous intervenez à plusieurs ou que vous vous apprêtez à prendre la parole dans un environnement techniquement complexe — avec des micros, des écrans ou d’autres contraintes — il devient essentiel de répéter au plus proche des conditions réelles.

Cette phase de répétition fait souvent débat. On m’oppose régulièrement que répéter fait perdre en spontanéité.

Mais c’est surtout parce que nous ne sommes pas toujours très clairs sur ce que signifie réellement « répéter ».

Si répéter consiste à réciter les mots que vous avez écrits jusqu’à les connaître par cœur, alors oui : le jour J, vous allez davantage vous concentrer sur votre capacité à retrouver ces mots que sur l’impact qu’ils produisent sur les personnes qui vous écoutent.

Dans la méthode de Pleine Confiance®, répéter ne signifie pas apprendre son texte par cœur. Répéter, c’est s’entraîner à suivre le chemin des idées sur lequel vous voulez entraîner votre auditoire.

C’est aussi la seule occasion de prendre en compte toutes les contraintes : le déroulement de l’histoire, les transitions avec vos collègues, le passage des slides, l’utilisation du micro… Le tout sans que le public soit encore présent.

Et c’est précisément parce que vous avez répété que, lorsque le public arrive, vous avez beaucoup moins de concentration à accorder aux mots, aux transitions, aux slides ou au micro.

Vous disposez alors de davantage de bande passante cérébrale pour votre auditoire : observer comment il vous suit et vous adapter aux situations qui ne manqueront pas de se produire.

Une question. Une interruption. Un imprévu. Un problème technique. Un PowerPoint qui tombe en panne…

Répéter, c’est ce qui permet de raconter sa présentation quelles que soient les circonstances.

Et si le trac est toujours là juste avant de prendre la parole ?

Malgré votre préparation, votre entraînement et vos répétitions, il peut arriver qu’à quelques minutes de prendre la parole, le trac soit toujours très présent.

Dans ce cas, gardez une dernière chose en tête : la sensation du trac est relative. Nous avons tendance à considérer que les personnes en face de nous ont forcément moins le trac que nous.

Et cela alimente le sentiment que, pour nous, l’exercice va être particulièrement difficile.

Pourtant, les autres ont parfois autant le trac que nous. Simplement, cela ne se voit pas. C’est exactement ce qui m’est arrivé lors d’un événement auquel j’étais invité.

Il s’agissait d’une sorte de concours de pitch où chacun devait présenter son entreprise en une minute trente. Même lorsque l’on a l’habitude, je vous assure que l’exercice est extrêmement exigeant.

Je m’étais préparé et je savais que j’étais capable de dérouler mon pitch en une minute trente. Mais j’avais une posture particulière : en tant qu’expert du pitch et du storytelling, j’avais préparé les autres participants.

À quelques minutes de ma prise de parole, j’ai croisé plusieurs personnes qui connaissaient mon rôle et qui me lançaient :

« Ah, c’est vrai que tu vas pitcher, toi ! Trop facile ! » Sauf que ce « trop facile » ajoutait encore davantage de pression.

Lorsque j’ai poussé la porte des coulisses, je n’étais vraiment pas bien. D’autant que les six personnes qui devaient passer avec moi paraissaient extrêmement calmes et concentrées.

Au bout de quelques minutes, je me suis autorisé à lâcher : « On est bien d’accord qu’il est horrible, cet exercice, et que c’est super stressant, non ? »

Et là, j’ai vu tout le groupe autour de moi s’affaisser. Parce que oui : eux aussi souffraient.

Eux aussi essayaient simplement de le cacher pour protéger leur image sociale.

Le simple fait que chacun s’autorise à dire qu’il n’était pas bien et que ce qu’il ressentait était difficile à gérer a immédiatement permis à tout le monde de se sentir mieux. Moi compris.

Alors, la prochaine fois que vous aurez la trouille avant de prendre la parole, pensez-y : il y a de fortes chances que les personnes en face de vous aient, elles aussi, beaucoup plus le trac qu’elles ne le montrent.

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