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Le storytelling pour réussir vos présentations
L’obsession du timing dans les prises de parole
Quand on se prépare pour une réunion ou un événement, il y a toujours un moment délicat : celui où l’on vous annonce le temps dont vous disposez pour parler.
Et là, on ne va pas se mentir, c’est rarement satisfaisant.
Soit c’est trop court, soit c’est trop long. Et parfois, alors que vous pensiez avoir 30 minutes, on vous annonce au dernier moment qu’il faudra conclure en 5 minutes.
Respecter le temps, c’est respecter le public
Le respect du temps, c’est une forme de respect envers votre auditoire. Vous pouvez rendre une voiture qu’on vous a prêtée. Vous pouvez rembourser de l’argent.
Mais le temps que vous prenez aux gens, vous ne pourrez jamais leur rendre.
Et votre public le ressent. Si vous ne dites toujours pas “en conclusion” à quelques minutes de la fin, les gens décrochent.
Ils pensent à leurs rendez-vous suivants, commencent à écrire des messages, voire quittent la salle.
Le temps n’est pas une contrainte, c’est une consigne
Dans les événements chronométrés, un simple débordement déclenche une musique. Vous, vous vous dites “j’ai encore un peu de temps”.
Mais votre public, lui, sait que vous êtes en train de dépasser. Résultat : vous accélérez, vous perdez en impact… et vous perdez votre auditoire.
Le temps n’est pas un frein. C’est une indication précieuse qui vous permet de vous préparer au mieux.
Une règle simple : 1h de prise de parole = 50 minutes maximum. Le reste, c’est de la marge pour les questions ou les imprévus.
20 minutes : un format idéal
Le bon timing pour une prise de parole ? 20 minutes.
Ce n’est pas un hasard si c’est le format des conférences TED. C’est un bon compromis entre attention et profondeur.
Si vous êtes expert·e de votre sujet, vous devez être capable de le présenter en 20 minutes.
Et si le sujet est complexe ? Multipliez les interventions courtes plutôt qu’un seul long tunnel.
Et si vous n’avez que 5 minutes ?
Cela arrive. Et ce n’est pas une catastrophe. La bonne question à se poser est : ai-je le temps de transmettre l’essentiel ?
Si oui, vous êtes dans une logique de résumé.
Si non, passez en mode pitch. Le pitch n’est pas là pour tout dire. Il est là pour donner envie d’en savoir plus.
Et si vous dépassez malgré tout ?
Un imprévu, un retard, un incident technique, ça peut arriver.
Mais surtout : n’avancez pas coûte que coûte. Anticipez.
Et si vous êtes obligé·e de déborder, demandez l’autorisation à votre auditoire. Il vous dira oui ou non.
Mais s’il accepte, il sera bien plus attentif jusqu’à la fin.
Préparer votre timing, c’est renforcer votre leadership
Le temps qu’on vous donne n’est pas une récompense. C’est un cadre.
Et plus vous anticipez ce cadre, plus vous êtes libre d’y déployer toute la puissance de votre message.
Alors préparez vos pitchs, vos résumés, vos présentations longues mais surtout préparez votre timing !
